L'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique

Walter Benjamin
Antoine De Baecque (Préfacier)
Frédéric Joly (Traducteur)

« Shakespeare, Rembrandt, Beethoven feront du cinéma ! » (Abel Gance, 1927)
 
Penser, c’est ressentir. Et c’est à une expérience intime, intuitive, des sens et des formes, de l’espace et du monde que nous invite Walter Benjamin dans cet essai de 1939 qui reste son texte le plus populaire. Le philosophe y montre comment l’invention de la photographie et surtout celle du cinéma, en rendant possible la reproduction massive des œuvres d’art, ont précipité le « déclin de l’aura », formule désormais célèbre pour un concept devenu central dans l’histoire de l’art et la philosophie esthétique, l’aura d’une œuvre étant l’effet de sa présence unique, liée à un lieu précis et inscrite dans l’histoire. À travers cette crise esthétique, c’est de notre société qu’il nous parle, une société où chacun a le droit d’être un héros et de peser sur la vie de la cité, mais une société qui doit aussi réinventer l’espace intime, le rapport au passé et au futur – et même l’authenticité.

Genre: 
Numéros poche: 
936
Traduit de l'allemand
ISBN: 
978-2-228-90970-9
EAN: 
9782228909709
Parution: 
août, 2013
144 pages
Format : 11.0 
x 17.0
Prix: 
6,60€